à la librairie La Flibuste
Heure de poésie Mahtab Ghorbani, Benjamin Guérin et Jean-Pierre Siméon
Samedi 6 juin à 16h30, heure de poésie avec les poètes Mahtab Ghorbani, Benjamin Guérin et Jean-Pierre Siméon, autour de leurs recueils de poésie respectifs Aucune main n’exécutera notre liberté (éditions maelstrÖm reEvolution), Quand nous étions des loups (éditions de Corlevour) et Un non pour un oui (éditions Gallimard).
Mahtab Ghorbani, Aucune main n’exécutera notre liberté, éditions maelstrÖm reEvolution
Mahtab Ghorbani est une poétesse, écrivaine et réfugiée politique exilée en France dont les œuvres sont interdites en Iran.
Elle a publié trois livres en persan et un recueil de poèmes intitulé Mille vies inachevées en français. Mahtab Ghorbani a été arrêtée et emprisonnée à plusieurs reprises en raison de ses activités en Iran.
Elle a participé à de nombreux festivals littéraires, prononcé un discours au Sénat français et ses poèmes ont été publiés dans plusieurs anthologies de poésie.
Elle a remporté la bourse de littérature étrangère du CNL en 2023 pour l’écriture d’un roman intitulé Écrire au couteau et a également été sélectionnée parmi les cinq femmes exilées engagées en France...
« Dans quel cimetière allez-vous m’enterrer ?Tous les cimetières du monde sont petits pour moi. »
Benjamin Guérin, Quand nous étions des loups, éditions de Corlevour
Ce livre part d’un événement réel, une attaque de loups dans le jardin de la maison où vit le poète. Pendant une année, celui-ci a suivi leur piste en forêt, découvrant plusieurs chemins d’approche, dont ces poèmes sont la trace. Ce livre explore l’ambivalence entre les humains et les loups, loin des imageries habituelles, pour parler de la porosité de la frontière actuelle entre l’humain et le sauvage. Ces poèmes existentiels offrent ainsi une élégie forestière, au temps de l’éco-anxiété, des néo-chamanismes et de la mondialisation sauvage.
Jean-Pierre Siméon, Un non pour un oui, éditions Gallimard
Je vivais comme vous dans ce monde contraire à lui-même, je veux dire se contrariant sans cesse, et j’étais comme vous effaré de ses enthousiasmes brutaux, toujours tombant dans leur propre vide. Mais j’ai refusé l’envoûtement. J’ai regardé haut. Et je vous retrouve ainsi, vous qui tenez la lampe, compagnes et compagnons des non de roc et du oui primordial.